Visualisation de l’information

Arbres, arborescences, cartes heuristiques 

Face à la masse d’informations qui nous provient d’Internet, masse informe, nous nous trouvons comme obligés d’instituer de l’ordre. En d’autres termes, il s’agit de mettre de la forme dans une matière désordonnée supposée n’introduire d’elle-même aucune forme (in-formation). Visualiser à l’aide d’un tableau, d’un schéma, d’un dessin, ou autre invention sensible, semble dès lors apparaître comme la solution à cet informe de l’information, afin de lui donner une forme.

La Visualisation d’Information est un domaine informatique qui permet d’utiliser des représentations graphiques faciles à saisir, immédiates à percevoir, afin de comprendre des phénomènes complexes, de voir des tendances et de prendre rapidement des décisions appropriées.  Bien avant l’inflation du numérique, ces représentations existaient mais étaient statiques. On est passé avec le numérique à une visualisation interactive qui fait intervenir l’usager.

Le flux d’informations

L’information a un sens qui s’enracine dans la tradition judiciaire. C’est une enquête faite par la police en matière criminelle. L’information ne suffit pas bien sûr à établir la culpabilité du suspect. Elle se donne dans l’immédiateté du fait. Abrupte, il faut l’interpréter. La masse est comme le puits sans fond, ne cessant de se remplir pour mieux se remplir encore. Indéfinissable infini qui devient chronophage et nous transforme en Sisyphe toujours roulant avec cette pierre qui ne l’écrase pas pour mieux encore le faire recommencer.

L’informe n’est même pas difforme, car au mieux il aurait une forme, non pas hors norme, mais normale dans l’ordre de ses critères, et donc classable. Seulement anomal, contre la loi du genre, au sens d’à côté, ou appuyé contre. Pas si loin que cela de la loi dans cet écart. L’informe est au contraire privé de forme : de langage formel qui lui donnerait cette visibilité au sens de compréhension.

L’information est diffuse, parfois confuse, se donnant dans une immédiateté, une accumulation, qui nous enjoint à mettre de l’ordre, si toutefois nous voulons nous y retrouver et comprendre. Ainsi mettre en ordre implique une classification ainsi que des critères justifiant le tri. C’est le sens de ce qu’on appelle une visualisation : rendre cohérent ce qui est On suppose dès lors que ce qui se donne à voir de façon synthétique est plus clair et plus ordonné que ce flux continu, dans lequel nous perdons nos repères.

L’information désoriente.

La visualisation en quête d’efficacité 1

Visualiser c’est voir de façon synthétique et donc laisser de côté les détails. Par exemple on donne à visualiser un danger à l’aide de panneaux de signalisation univoques car l’urgence ne souffre aucun délai. Il faut être rapide. L’image ne vise ici qu’un raccourci efficace pour l’action. Il ne s’agit alors que de formaliser l’information dans l’attente d’une réaction mécanique de celui qui la voit. Au feu rouge on s’arrête : exemple parmi tant d’autres d’un langage nullement symbolique, mais signalétique. La pédagogie ici s’en tient à un mécanisme froid d’apprentissage par coeur. Cependant tout ne peut pas tout amener à ce type de mécanisme

La représentation visuelle c’est aussi l’image géométrique qui ne présente aucune équivocité. Afin d’amener son élève (un esclave qui n’a pas de nom), Socrate dans le dialogue de Platon, Ménon, lui fait visualiser en traçant un carré sur le sable la difficulté mathématique de la duplication du carré, question impossible à résoudre que la visualisation va rendre compréhensible. La visualisation est un outil efficace mais d’abord mathématique, privilégiant la vision comme point de départ de la connaissance.

L’exercice du jeune esclave dans le dialogue du Ménon, n’est cependant pas de rassembler des connaissances. Il s’agit pour lui de construire un problème, non pas de gérer un flux continu d’informations. L’histoire se construit en deux temps. Le premier moment fait appel à une sorte de mémoire passive du jeune esclave. Socrate vérifie qu’il connaît les axiomes nécessaires à la réalisation du problème. Mais cela ne suffit pas, car cet homme va se tromper. Ce n’est qu’en passant par le détour du dessin géométrique, dans un second moment, qu’il trouvera la solution.

Ainsi, la compréhension n’est pensable ici que par une construction visuelle qui met en ordre le savoir à l’attention de l’élève afin de forcer l’inconnu à se dévoiler.

De l’arbre des connaissances à l’arborescence hiérarchisée.

Dessiner un carré et ses diagonales sur le sable ne prête à aucune confusion, sauf manque d’attention de l’élève. La symbolique mathématique ne s’interprète pas. Mais l’image n’est pas que la traduction sensible de la géométrie. Elle porte en elle un excès de sens, un débordement qui l’ouvre malgré elle à un travail interprétatif, parfois aux significations conflictuelles. Prendre des images pour ordonner et visualiser le flux des informations présente ainsi le risque de l’équivocité. L’arbre par exemple, employé pour visualiser un ordre, ne peut se détacher de son origine métaphorique et surtout représentative. Dès lors il va s’avérer très vite que ce moyen de classification des connaissances possède un certain nombre de limites. Commençons par le début, c’est-à-dire avant l’usage qu’en fait le numérique.

L’arbre de l’Eden c’est le fruit défendu, la connaissance interdite aux hommes. La Genèse est le récit de la malédiction qui s’abat sur les hommes, leur châtiment pour avoir voulu connaître. Il est utilisé dans la Genèse comme le symbole à interpréter, ne livrant jamais un sens unique. Cet usage métaphorique de l’arbre on le retrouve chez Descartes dans la Préface aux Principes de la philosophie. Mais de symbolique, il est devenu un moyen de comparaison permettant de classer la connaissance. La philosophie est « comme un arbre », écrit-il : la métaphysique ce sont les racines, la physique c’est le tronc, la morale et la médecine les branches. Par l’usage du « comme » souvent utilisé par Descartes – rappelons-nous de l’homme « comme maître et possesseur de la nature »- ce dernier cherche à éviter l’ambiguïté du symbole qui, à la différence du signe, ne porte pas en soi une seule signification. La science on le sait, se nourrit de l’univocité. Pas question qu’un signe change de signification, sans quoi l’édifice mathématique s’effondre. Cependant l’ambiguïté résiste et l’arbre continuera son développement métaphorique. Au XVIIIe siècle encore, Rousseau en fait le symbole de l’état de nature, bien éloigné des exigences scientifiques qui commençaient à poindre d’ailleurs avant Descartes. Il y a une tension dans cette image, tout à la fois symbole prêtant à l’équivoque, et outil de comparaison visant à réduire cette même équivoque. Cette tension Descartes en hérite d’ailleurs, car Pierre de la Ramée (1515-1572), influencé par Quintilien, avait mis au point les premières arborescences, cherchant à les détacher de toute équivoque symbolique. Pour cela, la notion d’arborescence était une image commode pour organiser sur la page une multitude d’informations, produire des inventaires avec un souci d’ouverture. L’arborescence permettait de montrer la dimension vivante des connaissances, au sens où on parle par exemple de l’arborescence d’un organe. La science va ainsi abandonner l’arbre au profit de l’arborescence… sans pour autant régler cette tension. Récemment la BNF a construit un dossier numérique sur Candide de Voltaire. On y retrouve l’arbre de la connaissance :

Quelques présupposés de la classification

Ce sont ces arborescences qui vont rendre possibles au siècle suivant les premières vraies classifications scientifiques : celles-ci ne sont plus de simples inventaires mais des outils heuristiques, telles les classifications de Linné et Buffon. Cependant même en changeant de terme, la difficulté demeure car arbre ou arborescence portent en eux l’idée de représentation nous renvoyant au symbole et à une structure pyramidale hiérarchique du fait de leur verticalité.

Il ne s’agit pas tant de faire la liste des diverses classifications, que de comprendre quel problème elles posent et surtout ce qu’apporte le numérique. La notion d’arborescence est tributaire de celle de « discipline » écrit Anne-Marie Chartier2, et de rajouter : « Sous la neutralité de l’énumération, la classification arborescente refoule les héritages historiques. Cette amnésie conforte la validité globale de l’arbre, d’autant plus que l’image bien enracinée du monde foisonnant des savoirs (les

branches poussent, de nouveaux rameaux apparaissent) donne sens au parcours séquencé des études, dont chacun a une expérience indélébile ». Dans un autre genre, Umberto Eco dans son livre Kant et l’ornithorynque , souligne l’importance de nos habitudes dans nos classements. Ainsi pour beaucoup l’indien a des plumes… sauf que dans le film de John Ford, La Chevauchée fantastique, Géronimo n’en a pas. Pourtant le public reconnaît bien le Peau-Rouge dans un film en noir et blanc. Loin d’être neutre la classification risque d’être le reflet de nos croyances.

Cela pose la question de la possible universalisation de la visualisation.

Cartographie contre arborescence ?

« En partant de la place occupée par la carte dans L’Atelier de Vermeer, on peut observer les relations entre la cartographie et la peinture dans la Hollande du 17e siècle. A la manière des cartes, des atlas et des images de toutes sortes, les tableaux de paysages contribuent à la connaissance du monde. », peut-on lire comme résumé à l’article L’effet cartographique dans la peinture hollandaise au 17ème siècle de Svetlana Alpers3. Cet article a le mérite de poser le problème de la visualisation, ou du moins de sortir de l’aporie de l’arborescence. Ce n’est sans doute pas un hasard si le dossier de la BNF sur Candide que nous présentions plus haut, associe dans sa présentation arbre et cartes, à la façon des peintres hollandais qui en refusant la peinture narrative privilégient la description, tenant à l’écart toute tentative d’interprétation. La carte fait de la connaissance un voyage, à l’image des voyages de Montesquieu dans sa bibliothèque… pour ne pas citer Montaigne. L’information se donne à lire comme lors d’une escale, où le touriste s’instruit sur la ville où il s’arrête avant de faire lui-même son cheminement et produire sa propre réflexion. On voit dès lors comment les informations appellent l’interaction de l’élève . De la même façon on comprend que les informations sont appelées à augmenter dans un mouvement dynamique du classement. Le travail interactif de l’élève produit de nouvelles informations, car il sera appelé à compléter les sources. L’information n’est plus un bloc préexistant au travail de réflexion et d’organisation, car elle ne cesse jamais de s’organiser, dans un classement qui se crée au fur et à mesure. Les arborescences prennent alors tout leur sens. Elles sont ce moment où il faut récapituler. Elles sont secondes dans la démarche, semblables en cela à un organisme. Le tout se place avant la partie, car il lui donne forme. Pas très loin d’Aristote tout cela. Il est vrai que la classification ne lui est pas étrangère.

D’autres outils de visualisation des connaissances existent. Le lien qui les rassemble est celui du sens. Le sens est à construire. L’aveuglement serait de croire qu’il préexiste à ce travail de la vision synthétique, voire synoptique, dont parlait Platon.

Philosopher c’est être synopticien. Histoire de (ré)concilier philosophie et numérique.

Maryse Emel

[à suivre]

1Voir à ce propos l’article : Jean-Daniel Fekete. Visualiser l’information pour la comprendre vite et bien. ADBS éditions. L’usager numérique, ADBS ´editions, pp.161-194, 2010, 978-2-84365-126-7.

2« Les disciplines scolaires : entre classification des sciences et hiérarchie des savoirs », Hermès, La Revue 2013/2 (n° 66), p. 73-77

3Actes de la recherche en sciences sociales  Année 1983  Volume 49  Numéro 1  pp. 71-101

Fait partie d’un numéro thématique : La peinture et son public

Humanités numériques

 

Introduction

Du réseau ARPANET à Internet

L’origine d’internet vient d’une initiative d’une agence du département américain de la défense à la fin des années 1960, la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency, soit Agence pour les projets de recherche avancée de défense) visant à réaliser un réseau de transmission de données (transfert de paquets) à grande distance entre différents centres de recherche sous contrat. Il s’agit de l’ARPANET (Advanced Research Projects Agency Network) qui verra le jour en 1969. Le premier nœud de raccordement relie alors l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et l’Institut de recherche de Stanford, suivis de peu par les universités de Californie à Santa Barbara et de l’Utah puis s’étend progressivement jusqu’à connecter une quarantaine de sites en 1972.
La connexion entre tous les réseaux existants, c’est-à-dire “l’internet” proprement dit, n’est devenue possible qu’avec la définition de normes communes.
En 1970, a été créé un premier protocole de communication, le NCP (Network Communication Protocol). En 1974, les Américains Vint Cerf et Robert Kahn publient un ouvrage dans lequel ils décrivent le protocole TCP/IP qui permet à des réseaux hétérogènes de communiquer entre eux. Dans ce document le terme internet apparaît pour désigner l’interconnexion de plusieurs réseaux. Ce langage commun permet de relier tous les ordinateurs et tous les réseaux existants. En 1983, ARPANET est divisée en deux branches, MILNET étant la partie militaire et ARPANET devenant civil, mais principalement destiné à la communication entre les établissements scientifiques. ARPANET adopte alors officiellement la norme TCP/IP au détriment du NCP. C’est le démarrage d’internet, avec à l’époque environ un millier de postes utilisateurs. La même année, le système de noms de domaines (DNS) est mis au point. Il permet la correspondance entre une adresse IP et un nom de domaine et plus généralement de trouver une information à partir d’un nom de domaine. La National Science Foundation (NSF) lance, en 1986, le réseau NSFNET en réponse à l’afflux des nouveaux arrivants sur ARPANET qui provoque un phénomène de surcharge. En 1989, les particuliers et les entreprises privées accèdent au réseau. En 1990, ARPANET est intégré au réseau de la NSF qui en finance le développement jusqu’en 1995. En 1992, alors qu’un million de machines sont interconnectées, l’Internet Society (ISOC), association de droit américain à but non lucratif, voit le jour. Elle a pour rôle de promouvoir et de coordonner le développement des réseaux informatiques dans le monde. Elle intègre l’Internet Activities Board (IAB), organisme chargé d’élaborer les normes et standards d’internet.
La création du World Wide Web
Internet s’ouvre véritablement au grand public avec la création, lors du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN), en 1991, du World Wide Web, par Tim Berners-Lee. Il s’agit d’un système d’interface graphique, très ergonomique et très facile d’utilisation, qui permet de passer d’une page ou d’un site à un autre en “cliquant” sur un lien dit “hypertexte”. La navigation sur la “Toile” devient ainsi extrêmement aisée. Le web ouvre donc le réseau à de nouveaux utilisateurs peu familiarisés avec l’informatique. En quelques mois, les sites web se multiplient. Phénomène technique et social de grande ampleur, le World Wide Web a dû se doter, en 1994, d’un consortium pour gérer son évolution afin que ce puissant instrument de publication demeure ouvert, fidèle en ceci à l’esprit d’internet. Le World Wide Web Consortium ou W3C s’est placé sous la responsabilité du Massachussets Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis et de l’Institut national de recherche d’informatique et d’automatique (INRIA) en France.
L’essor d’internet
Depuis lors, internet a connu une expansion planétaire et a permis, grâce à la convergence de l’informatique, de l’audiovisuel et des télécommunications, la multiplication de services de toute nature sur le World Wide Web comme la messagerie électronique, les groupes et forums de discussion, le commerce électronique, la consultation d’informations, la diffusion d’images fixes, de fichiers audio et vidéo…
Et les outils et techniques continuent d’évoluer, avec le développement des réseaux haut débit filaires (ADSL) ou sans fil (WIFI et Bluetooth) ou de l’internet mobile (WAP), ou encore avec les technologies et produits du web 2.0 qui renouvellent les modes d’usages et d’appropriation des services internet par les utilisateurs (RSS, blogs, wikis, outils de partage de photos, de videos, réseaux sociaux tels facebook ou LinkedIn…).
Lire la suite sur La documentation française, dossier

Selon Patrice Flichy, professeur à l’Université de Marne la Vallée (Regards sur l’actualité n°327) :


“Pendant près d’un quart de siècle, de la naissance d’Arpanet (1969) au démarrage du web dans le grand public (1994), internet s’est développé sur ces principes d’échange et de coopération, les grands choix technologiques du réseau ont été fait dans ce sens, de nombreuses expériences d’usages ont également été menées dans ce cadre. Alors que les réseaux de télévision diffusent la même information du centre vers les usagers, que les réseaux de télécommunications, s’ils permettent une communication de point à point, ont une architecture centralisée, internet, au contraire, est un réseau totalement décentralisé où chaque intervenant a le même pouvoir que les autres. […] Les créateurs de cette architecture ont été les premiers à mettre en place des usages expérimentaux axés sur la messagerie, les forums, des bases de données hypertextuelles. Autant de services dans lesquels l’usager est directement impliqué, dans lesquels il peut structurer l’information comme il le souhaite. […] Ainsi, internet n’est pas seulement un nouveau média, mais un nouveau dispositif de traitement de l’information et de communication présent aussi bien dans la vie privée, dans la vie professionnelle que dans la sphère publique. Ces différentes filiations d’internet expliquent que les pouvoirs politiques aient souvent associé cette technique d’information et de communication à un ensemble multiple de projets appelés démocratie électronique, gouvernement électronique, administration électronique, voire gouvernance électronique. […]. Ce qui apparaît incontestable c’est la volonté de faire coopérer les décideurs politiques, l’administration et les citoyens à travers toute une série de dispositifs qui touchent à la préparation de la décision publique, au vote, à la gestion de l’administration et aux services que l’administration fournit aux citoyens. Toutes ces activités peuvent potentiellement être réalisées avec internet.”

Philosophes et numérique : autour de la technique

© Philippe Poirrier, « Marée montante » ou tsunami ? L’avenir du livre à l’heure du numérique dans Fabrice Pirolli (dir.), Le livre électronique au présent. Pratiques de lecture, de prescription et de médiations, Dijon, EUD, 2015, p. 123-126. « Marée montante » ou tsunami ? L’avenir du livre à l’heure du numérique  https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01174872/document

- La culture numérique va-t-elle nous faire perdre le fil de l’histoire ? – Mardis des Bernardins
La révolution numérique restera-t-elle dans l’histoire comme un changement de paradigme radical pour l’humanité ?
« Avons-nous passé cet instant singulier où les machines sont devenues si puissantes qu’elles agissent profondément sur le cours de l’histoire humaine, sans retour possible ? »
Gilles Babinet, L’ère numérique, un nouvel âge de l’humanité, Cinq mutations qui vont bouleverser notre vie, Le Passeur, 2014

- Jean-Hugues Barthélémy, docteur en épistémologie
Simondon aujourd’hui : genèse, histoire et normativité technique conférence en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l’Université de Caen Normandie
Date : 06/08/2013
Lieu : CCIC Cerisy la Salle Durée : 47:23

Cette conférence a été donnée dans le cadre du colloque intitulé “Gilbert Simondon et l’invention du futur” qui s’est tenu au Centre Culturel International de Cerisy du 5 au 15 août 2013, sous la direction de Jean-Hugues BARTHÉLÉMY et Vincent BONTEMS.

Qu’est-ce qu’un livre ?
Chartier Roger, « Qu’est-ce qu’un livre ? Métaphores anciennes, concepts des lumières et réalités numériques », Le français aujourd’hui, 2012/3 (n°178), p. 11-26. DOI : 10.3917/lfa.178.0011.

Qu’est-ce qu’un livre ? La question n’est pas neuve. Kant la formule explicitement en 1798 dans les Principes métaphysiques de la Doctrine du droit 

Ontologie et numérique
- Paul Mathias Y a-t-il place, dans les études consacrées à l’Internet, pour un examen et une interprétation de l’être même du Réseau ?

- Conférence de M. Paul MATHIAS, Inspecteur général de philosophie
PENSER LE NUMÉRIQUE : UNE QUESTION DE PHILOSOPHIE ?, 
diffusée en visioconférence interactive le 01 décembre 2016 : http://melies.ac-versailles.fr/projet-europe/visio/dans le cadre du Projet P.É.N.I.A. et en partenariat avec le Programme Europe, Éducation, École : 
I. Penser le numérique : une question philosophique ?
II.Penser le numérique : une question philosophique ?

- Recension Voir selon les écrans, penser selon les écrans de Mauro Carbone Jacopo Bodini (dir.) 
Mimesis , 150 pages


« Je vois selon ou avec le tableau plutôt que je ne le vois », écrivait encore Maurice Merleau-Ponty dans son dernier livre, L’Oeil et l’esprit (1960). Livré ainsi dans sa formulation la plus condensée, le leg de cette pensée du penseur incontournable de la perception est aussi le fil conducteur qui a conduit à la publication de Voir selon les écrans, penser selon les écrans, un travail collectif réalisé sous la direction du jeune philosophe Jacopo Bodini et de son maître Mauro Carbone. Partant des réflexions sur la perspective menées à la Renaissance par Alberti, pour aboutir aux écrans numériques, en passant par le cinéma, cet ouvrage démonte certains lieux communs qui donnent lieu à des contresens sur les divers dispositifs de l’image. Tout l’enjeu de cette réflexion collective est de se libérer du regard « égocentré » que la « révolution copernicienne » semble avoir enraciné dans la tradition occidentale, et à partir duquel cristallise une conception inadéquate du rapport du sujet au monde.

- Les grandes conférences Del Duca – 19 novembre 2014 – Bibliothèque nationale de France Ce que le numérique fait aux humanités
Par Bruno Latour, sociologue et philosophe des sciences, Prix Holberg 2013.

- LES DÉBATS DU NUMÉRIQUE
Maryse Carmes et Jean-Max Noyer (dir.)

Le « plissement numérique » du monde est en cours et ce processus affecte les socles anthropologiques de nos sociétés. Le tissage continu, des écritures, des flux et des données, des êtres et des objets, de leurs pratiques, bref l’écologie de ces relations, de ces nouveaux territoires, ne cesse de croître sous ces conditions. Ces transformations sont loin d’être consensuelles et elles mettent en tension les agencements socio-techniques, cognitifs, économiques, environnementaux, culturels, …
Éditeur : Presses des Mines Collection : Territoires numériques Lieu d’édition : Paris Année d’édition : 2013 Publication sur OpenEdition Books : 22 mai 2014 ISBN : 9782356710550 ISBN électronique : 9782356711038 DOI : 10.4000/books.pressesmines.1654 Nombre de pages : 280 p

- La fracture numérique : les inégalités d’accès Charlotte Trilha
“C’est dans la Déclaration d’indépendance du cyberespace de 1996 que John Perry Barlow, poète et militant libertaire, affirme la chose suivante : « nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. Nous créons un monde où chacun, où qu’il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être réduit au silence ou à une norme. »
La fracture numérique désigne ainsi les inégalités d’accès aux technologies numériques, c’est-à-dire, tout ce qui touche à l’informatique et aux télécommunications2. Il est alors aussi possible d’entendre l’expression de « fossé numérique », puisque celle de fracture numérique était calquée sur la fameuse « fracture sociale », expression utilisée lors de la campagne électorale de Jacques Chirac en 1995, dénonçant le gouffre séparant une certaine tranche socialement intégrée de la population d’une autre composée d’exclus.”

-  Marie-France Hazebroucq
Professeure de philosophie LYCÉE LA-BRUYÈRE, VERSAILLES.

Un article qui fait le point sur les sites payants et analyse le contenu de certains sites.
Une offre plus ou moins sérieuse, structurée, intéressée, disséminée, pour les élèves ou les enseignants.

- Jean Louis Poirier, réfléchir avec l’Internet

- De l’espace du document numérique à l’espace d’Internet : projet d’une pensée (im)possible Xavier Sense
L’objectif de cet article est double. Il consiste, en premier lieu, à établir les principales caractéristiques propres aux différents espaces que sont le document numérique et le réseau Internet. D’autre part, à partir d’une déconstruction de certaines tentatives pour représenter Internet, il propose une réflexion sur la pensée afin que celle-ci puisse accueillir et réfléchir un objet fragmentaire et variable.

- “Le réel et le virtuel” – Rencontre avec Anne Cauquelin (30 novembre 2015)
- “Les réseaux et la communication” – Rencontre avec Pierre Musso (4 décembre 2015)
- “Le soi et l’identité numérique” – Rencontre avec Bernard Stiegler (3 décembre 2015)

  •  Rue Descartes n° 55, 2007/1, Philosophies entoilées Corpus

- L’Internet et ses représentations
par Daniel Parrochia
- Pour une pragmatique des flux par Paul Mathias et Peter Lunenfeld
- Le principe d’inconnexion web par Geert Lovink et Paul Mathias
-  L’activisme contemporain : défection, expressivisme, expérimentation par Laurence Allard et Olivier Blondeau
- La démocratisation des savoirs par Mireille Delmas-Marty et Françoise Massit-Folléa 
Rue Descartes n° 55, 2007/1, Philosophies entoilées Périphéries
- Esthétique du flux par Grégory Chatonsky

- Deléage Jean-Paul, « Le philosophe, la baleine et le reacteur », Ecologie & politique 1/ 2003 (N°27), p. 247-266
DOI : 10.3917/ecopo.027.0247
- Juanals Brigitte. L’arbre, le labyrinthe et l’océan. Les métaphores du savoir, des Lumières au numérique In : Communication et langages. N°139, 1er trimestre 2004. pp. 101-110.
doi : 10.3406/colan.2004.3260
- Toubiana Éric-Pierre, « La guerre est-elle un jeu ? », Topique 1/ 2008 (n° 102), p. 163-180 
DOI : 10.3917/top.102.0163
Les bruits de la guerre rendent-ils sourds les humains. Freud fondait sa médication prescrite à la Société Des Nations sur l’importance de la culture comme ultime rempart contre la pulsion guerrière des hommes. L’analyse des avatars de la culture affaiblit l’espérance freudienne. L’architecture des beaux quartiers de la plus belle ville du monde, Paris, dénonce l’omniprésence d’une apologie et d’une nostalgie guerrière. Nous côtoyons ses ombres portées en voulant ignorer cette évidente construction culturelle. Les activités ludiques peuvent, elles aussi, être marquées par la même inscription pulsionnelle : une oscillation entre les mécanismes de liaison contribuant à la constitution de la psyché et les mécanismes de déliaison figurant la destruction de l’homme par l’homme, sont l’œuvre de la pulsion. Le jeu tout comme la guerre sont des représentants-représentations assujettissant l’humain. Du jeu des osselets aux jeux en ligne, la mort marque par son empreinte. De la distraction envisagée naît la destruction désirée. Le Jeu est une métaphore de l’affrontement guerrier. La compulsion répétitive qui signe et influe le jeu comme la guerre. La culture participe à son achèvement…(extrait)
- Robert Martine, « Le problème de la philosophie : une solution technique », Le Philosophoire 2/ 2003 (n° 20), p. 139-143
DOI : 10.3917/phoir.020.0139
- Zask Joëlle, « L’Internet, une invitation à repenser la distinction entre public et privé , Cahiers Sens public 3/ 2008 (n° 7-8), p. 145-158
-  Le Web ou l’utopie d’un espace documentaire
Dominique Boullier, Franck Ghitalla
COSTECH, Université de Technologie de Compiègne,
Centre Pierre Guillaumat – Royallieu rue du docteur Schweitzer, B.P. 60 319 Compiègne CEDEX.
L’exploitation raisonnée du web représente un défi pour nombre d’usagers tant s’y côtoient les modèles de documents mais aussi s’y exercent les difficultés techniques. C’est toute l’activité critique, et plus particulièrement la « lecture », qui se trouve alors remise en question étant donné l’incertitude native de cet espace de navigation.C’est ce qu’aura montré une enquête conduite sur près de deux ans ensuivant dans leur activité une quarantaine d’usagers.

- « Locke et la discipline de l’entendement », Angélique Thébert

Philosophical Enquiries: revue des philosophies anglophones–décembre2014, n° 3–Dossier «Locke et la discipline de l’entendement
(A. Thébert, Centre Atlantique de Philosophie, Nantes)
Alors que nous sommes pris dans les remous de la «révolution numérique», la question de savoir «comment conduire notre esprit» se pose à nouveaux frais. Comment s’orienter dans les dédales des informations disponibles ? Comment diriger et conduire notre esprit dans ce flot de données à simple portée de «clic» ? Reprenons la description queDescartes donne des hommes dans la quatrième des Règles pour la direction de l’esprit: elle ne nous a jamais autant correspondu..lire la suite sur : http://www.philosophicalenquiries.com/numero3article3Thebert.html

- WIKIPÉDIA, OBJET SCIENTIFIQUE NON IDENTIFIÉ
Lionel Barbe, Louise Merzeau et Valérie Schafer (dir.)
Éditeur : Presses universitaires de Paris Ouest Collection : Sciences humaines et sociales Lieu d’édition : Nanterre Année d’édition : 2015 Publication sur OpenEdition Books : 23 novembre 2015 ISBN : 9782840162056 ISBN électronique : 9782821862326 DOI : 10.4000/books.pupo.4079 Nombre de pages : 216 p.

- Première partie de la conférence d’Alexandre MONNIN La philosophie du web 2017 EEE
- Deuxième partie :L’avenir du numérique 2017 EEE

- Trois textes philosophiques pour les classes de terminales

- Les enjeux du numérique concernant les ressources documentaires en SHS
2017-A01 Rapport

Ce rapport est la mise en œuvre d’une mesure du Plan d’action en faveur des sciences humaines et sociales du MESR. Il étudie l’évolution des dépenses documentaires en sciences humaines et sociales dans les bibliothèques universitaires entre 2007 et 2015. Il préconise une meilleure visibilité de l’offre, qui serait favorisée par une politique nationale de numérisation et par une mutualisation des services autour de ces ressources documentaires. Il analyse les évolutions des métiers de chercheur en SHS et de bibliothécaire, qui rendent la transformation numérique des ressources documentaires inéluctable et incitent à une ouverture des équipes de recherche à des compétences diversifiées pour développer des projets en humanités numériques.

Lire le rapport : Les enjeux du numérique concernant les ressources documentaires en SHS

II. Le langage du numérique

- Arnaud Laborderie, Samuel Szoniecky. Cultiver son jardin numérique : métaphore et dispositifs éditoriaux : Entretien avec Pascal Robert. Interfaces numériques, Lavoisier, 2015, Cultiver le numérique ?, 4 (3), pp.351-368.

- Les langages numériques Jean Vuillemin Ecole Normale Supérieure

Revue Sur Mesure : Ville, corps, numérique
Ido Dweck
20 janvier 2017
Dans la science-fiction la ville “haute” et la ville “basse” illustrent un paradoxe de l’esthétique urbaine contemporaine : la mise à distance de l’expérience du corps au profit d’une rationalité déployée moins dans la forme que dans la norme, faisant oublier un mode de connaissance via les sensations, à l’image d’une ville devenue numérisable. Notre architecte y substitue la ville “interactive”.

- Nadia Eghbal, Sur quoi reposent nos infrastructures numériques ? Le travail invisible des faiseurs du web, OpenEdition Press et Framabook, 2017.
Aujourd’hui, la quasi-totalité des logiciels couramment utilisés dépendent du code dit « open source ». Créé et maintenu par des communautés du web, il constitue la clé de voûte de nos infrastructures numériques. Ces fondations sont pourtant fragiles et, si les soutiens viennent à manquer, les conséquences seront lourdes. Mettant au jour les défis auxquels sont confrontées nos infrastructures numériques, l’auteur propose des solutions pour y remédier.
http://books.openedition.org/oep/1797
Accès intégral web>

Louise Merzeau, « Les paradoxes de la mémoire numérique », InterCDI244, numéro spécial, 2013 
Louise Merzeau, Frédéric Louzeau, entretien, Les défis anthropologiques du numérique, Collège des Bernardins, 20 janvier 2016
Antoinette Rouvroy, Bernard Stiegler, « Le régime de vérité numérique », Socio, 4 2015, 113-140
David Guez, http://guez.org/fr/

Félicie Faizand de Maupeou, « Les bibliothèques d’artistes au prisme des humanités numériques : la bibliothèque de Monet », Perspective [En ligne], 2 | 2016, mis en ligne le 30 juin 2017

- Des humanités numériques littéraires ? (2017) -> https://www.youtube.com/watch?v=B-dkc4ReWjA&list=PL8SWKUhiZ_RhOZgeISNKXlBZ2vJLu4KBb] . Restitution vidéo.
Centre Culturel International de Cerisy

- La revue Socio a fait paraître en 2015 un numéro sur le thème Le tournant numérique et après ? dans lequel les contributeurs « cherchent à comprendre comment se déploie la recherche en sciences humaines et sociales sur et avec le numérique, mais aussi, en quelque sorte, en son sein, de l’intérieur, comme partie intégrante d’une nouvelle culture scientifique ».

Dana Diminescu, Michel Wieviorka (dir.), Le tournant numérique et après ?, numéro de la revue Socio, 4 avril 2015.

Portail Humanités Numériques – labex TransferS
ATELIER DIGIT_HUM 2015
Paysage et structuration des Humanités numériques à l’ENS

Lundi 28 septembre 2015 
Salle des Actes | ENS – 45 rue d’Ulm 75005 Paris

Cet atelier, organisé par le CAPHÉS et le labex TransferS, s’inscrit dans le cadre de journées d’études explorant les projets et les solutions techniques développés en « Digital Humanities » qui mettent en œuvre de nouveaux outils pour l’analyse et la valorisation de corpus. Les chercheurs, enseignants, ingénieurs et techniciens travaillant à l’École normale supérieure de Paris y partagent leur expérience numérique avec des responsables de projets innovants en Humanités numériques.
L’objectif de l’atelier 2015 était de faire se rencontrer et dialoguer les principaux acteurs des Humanités numériques à l’ENS et à l’Université de recherche Paris Sciences et Lettres (PSL). La matinée était consacrée à la présentation de quelques projets d’actualité à l’ENS. L’après-midi a débuté par une intervention du pôle Humanités Numériques du labex TransferS, suivie d’une présentation des Humanités numériques au sein de PSL et du portail PSL Explore. La journée s’est terminée par une discussion générale sur les Humanités numériques et leur structuration dans la reconfiguration du paysage de l’ENS et de PSL.

Vous trouverez sur ce lien les vidéos de la journée

Portail Humanités Numériques – labex TransferS
ATELIER DIGIT_HUM 2016
Les bibliothèques se livrent !

Lundi 10 – Mardi 11 octobre 2016 
Salle historique de la bibliothèque – Salle Dussane | ENS – 45 rue d’Ulm 75005 Paris

Cet atelier, organisé par le CAPHÉS et le labex TransferS, s’inscrit dans le cadre de journées d’études explorant les projets et les solutions techniques développés en « Digital Humanities » qui mettent en œuvre de nouveaux outils pour l’analyse et la valorisation de corpus. Les chercheurs, enseignants, ingénieurs et techniciens travaillant à l’École normale supérieure de Paris y partagent leur expérience numérique avec des responsables de projets innovants en Humanités numériques.
Le thème de cet atelier 2016 s’est imposé à partir du constat de la prolifération des bibliothèques numériques et des expositions virtuelles, que ce soit des projets patrimoniaux de bibliothèques généralistes ou d’ équipes de recherches souhaitant mettre en valeur des fonds documentaires de façon innovante. Avec en filigrane la question de savoir comment les bibliothèques se livrent, cette journée s’intéressait à l’articulation entre ces deux types de bibliothèques, et donc de publics, ainsi qu’aux spécificités des différents outils d’exploitation.

Vous trouverez sur ce lien les vidéos de la journée

Bibliographie

- Dominique Cardon, Le bazar et les algorithmes : à propos de l’espace public numérique

- L’art et la culture à l’ère du numérique : gagnants ou perdants ?

- Humanités numériques : quelle(s) critique(s) ?
2016-2017 Séminaire DH EHESS

Cette année, le séminaire abordera les humanités numériques sous l’angle de la critique. Si cette question n’est pas nouvelle, elle semble posée de plus en plus fréquemment au cours des dernières années, notamment dans le champ francophone, avec la publication d’un nombre croissant de textes (articles et numéros de revues, en particulier) sur lesquels il est utile de revenir. À travers la lecture et la discussion de ces textes, il s’agira d’explorer non seulement les critiques venues de l’extérieur du champ, mais aussi les approches qui visent à développer, de l’intérieur, la dimension critique que peuvent contenir ces pratiques et méthodes de recherche. Dans quelle mesure ces discours se fondent-ils sur des faits, une histoire, une culture communes ? Quels en sont les enjeux ? Nous les confronterons également aux différentes traditions critiques des sciences humaines et des sciences sociales. Nous proposons ainsi aux participants du séminaire de contribuer à une tâche qui nous paraît maintenant cruciale : expliciter les positions intellectuelles et institutionnelles qui orientent les discours sur les humanités numériques.

OpenEdition Lab
- Allington Daniel, Brouillette Sarah et Golumbia David, « Neoliberal Tools (and Archives) : A Political History of Digital Humanities », Los Angeles Review of Books, 2016,
- Berra Aurélien,« Pour une histoire des humanités numériques », Critique, 819-820, 2015, p. 613-626, et https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01182509.
- Citton Yves,« Humanités numériques. Une médiapolitique des savoirs encore à inventer », Multitudes, 59, 2015, p. 169-180,
- Cormerais Franck, Le Deuff Olivier, Lakel Amar et Pucheu David,« Les SIC à l’épreuve du digital et des Humanités : des origines, des concepts, des méthodes et des outils », Revue française des sciences de l’information et de la communication, 8, 2016,.
- Doueihi Milad, La Grande Conversion numérique, Paris, Seuil, 2008.
- Doueihi Milad, Pour un humanisme numérique, Paris, Seuil, 2011.
- Doueihi Milad, Qu’est-ce que le numérique ?, Paris, Presses universitaires de France, 2013.
- Doueihi Milad, « Quelles humanités numériques ? », Critique, 819-820, 2015, p. 704-711
- Drucker Johanna, Graphesis : Visual Forms of Knowledge Production, Cambridge, Massachusetts, Harvard University Press, 2014.
- Drucker Johanna, SpecLab. Digital Aesthetics and Speculative Computing, Chicago, University of Chicago Press, 2009.
- Granjon Fabien et Magis Christophe, « Critique et humanités numériques », Variations. Revue internationale de théorie critique, 19, 2016,
- Guichard Éric, « L’internet et les épistémologies des sciences humaines et sociales », Revue Sciences/Lettres, 2, 2014,
- Liu Alan, « Where Is Cultural Criticism in the Digital Humanities ? », dans Matthew K. Gold (éd.), Debates in the Digital Humanities, Minneapolis, University of Minnesota Press, 2012, p. 490-509,.
- McCarty Willard, Humanities Computing, Houndmills, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2005.
- Mounier Pierre,« Une “utopie politique” pour les humanités numériques ? », Socio. La nouvelle revue des sciences sociales, 4, 2015, p. 97-112,.
- Valluy Jérôme, « Collection Humanités numériques plurielles : présentation », 2016,.
- Valluy Jérôme, « La face cachée des humanités numériques : les convergences techniques et théoriques masquent l’ampleur des différenciations disciplinaires », s. l., 2015
- Pierre-Michel Menger et Simon Paye (dir.), Big data et traçabilité numérique : Les sciences sociales face à la quantification massive des individus , Collège de France, 2017.
Nos traces numériques sont devenues un gisement de connaissances considérable. Comment ces données sont-elles prélevées, stockées, valorisées et vendues ? Les big data sont-elles à notre service, ou font-elles de nous les rouages consentants du capitalisme informationnel et relationnel ? Cet ouvrage collectif explore l’expansion de la traçabilité numérique dans ces deux dimensions, marchande et scientifique.
Accès intégral webCes réseaux numériques dits sociaux

- Pour Bruno Teboul, directeur de l’innovation, de la recherche et du développement du cabinet de conseil en nouvelles technologies Keyrus et auteur de « Ubérisation = économie déchirée ? », l’invasion des Airbnb, Uber… et autres trublions de la nouvelle économie numérique n’aboutira qu’à détruire plus de valeur qu’elle n’en créera. Cet enseignant-chercheur à l’Université Paris-Dauphine redoute l’avènement d’une société totalement précarisée. Entretien.
En savoir plus sur http://www.capital.fr/bourse/actualites/l-uberisation-ce-tsunami-qui-va-dechirer-notre-economie-1061678#I05fJBql6yVmUBx1.99

- Paola Tubaro, « Ces réseaux numériques dits sociaux », Sociologie [En ligne], Comptes rendus, 2012, mis en ligne le 29 février 2012, consulté le 11 février 2018. URL : http://journals.openedition.org/sociologie/1118

Le coup de Phil

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