Utopie

 

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Thélème-Lenormant
Abbaye de Thélème

 

Textes

- CHAPITRE LII : Comment Gargantua feist bastir pour le moyne l’abbaye de Theleme Rabelais Gargantua, Édition Marty-Laveaux, 1868

- L’Utopie de Thomas Morus, traduction nouvelle, par M. Victor Stouvenel, avec une introduction, une notice bibliographique et des notes par le traducteur Éditeur : Paulin (Paris)Date d’édition : 1842
Utopia
- Campanella par Léon Blanchet,…Éditeur : F. Alcan (Paris),1920
Tommaso Campanella
- La Cité du Soleil OU IDÉE D’UNE RÉPUBLIQUE PHILOSOPHIQUE. DIALOGUE. Lavigne, 1844
- Mémoires de Propre-à-rien , par Jean Loyseau, cordonnier. Tome 1 Auteur : Geslin de Kersolon, Paul (1817-1888) Éditeur : C. Dillet (Paris) Date d’édition : 1873
- Joseph Déjacque, L’Humanisphère, utopie anarchique1859
- Pierre-Joseph Proudhon, Les Confessions d’un révolutionnaire
pour servir à l’histoire de la Révolution de Février
, Garnier frères, 1851

Plan d'un phalanstère d'après Fourier
Plan d’un phalanstère selon Fourier

Karl Mannheim Idéologie et utopie

 

Articles

- Crignon de Oliveira Claire, Mercantilisme et utopie dans la « Préface » de L’Anatomie de la Mélancolie de Robert Burton , Revue de métaphysique et de morale 3/ 2003 (n° 39), p. 345-363
DOI : 10.3917/rmm.033.0345
Si l’on s’accorde à voir dans l’ouvrage du clergyman mélancolique Robert Burton paru en 1621 une sorte d’aboutissement et de consécration de la mode mélancolique, l’on a toutefois tendance à négliger le fait que l’anatomiste utilise le discours médical et la tradition mélancolique pour attirer l’attention de ses contemporains sur l’existence d’un désordre qui se manifeste, au niveau de la collectivité, par une crise religieuse, politique, sociale et économique. C’est sous le patronage de l’un des premiers représentants du courant mercantiliste que Burton se place pour justifier l’emploi de la notion de « mélancolie politique » : celui de Giovanni Botero. La lecture de la « Préface » de L’Anatomie de la Mélancolie permet de constater l’existence d’une forte convergence entre les méthodes et les analyses des premiers mercantilistes anglais et le diagnostic de Robert Burton sur la crise économique que traverse l’Angleterre de Jacques Ier. Comment expliquer alors la coexistence dans le même texte de ce discours économique qui propose des réformes concrètes pour remédier à une situation de crise et d’un discours utopique qui préconise une forme autoritaire et disciplinaire de pouvoir comme remède à la mélancolie politique tout en affirmant le caractère chimérique et irréalisable de tout changement radical ?

- Jean-Pierre Poly, L’amour et la cité de Dieu. Utopie et rapport des sexes au Moyen Âge, Clio. Histoire‚ femmes et sociétés (En ligne), 22 | 2005, mis en ligne le 09 novembre 2006

- Teissier Henri, La Cité de Dieu d’Augustin et de quelques autres , Études 10/ 2001 (Tome 395), p. 353-364

- Etudes sur la Renaissance : Renaissance et réforme : Erasme, Thomas Morus, Mélanchton (2e édition)/ par D. Nisard,…Éditeur : M. Lévy frères (Paris), Date d’édition : 1864

- La Réforme industrielle ou le Phalanstère : journal proposant la fondation d’une phalange, réunion de 1100 personnes associées en travaux de culture, fabrique et ménage dir. Charles Fourier, Éditeur : le Phalanstère (Paris), Date d’édition : 1832-1834

- Charles Fourier : sa vie et sa théorie (2e édition) / par Ch. Pellarin,…Éditeur : Librairie de l’Ecole sociétaire (Paris), Date d’édition : 1843
Idéalisme et matérialisme dans la conception de l’histoire : conférence de Jean Jaurès et réponse de Paul Lafargue, Éditeur : Impr. Spéciale, Date d’édition : 1895

- Polack Jean-Claude, La crise à l’épreuve de l’utopie , Chimères 2/ 2009 (N° 70), p. 159-194
DOI : 10.3917/chime.070.0159

- Ribeill Georges, De l’objet technique a l’utopie sociale , Réseaux 5/ 2001 (no 109), p. 114-144.
DOI : 10.3917/res.109.0114
Cette contribution entend dégager quelques facteurs fondateurs et structurants de l’imaginaire technologique de l’ingénieur civil tel qu’il rayonne au XIXe siècle : un ingénieur créatif, inven eur, spéculatif, souvent émancipé de toute orthodoxie académique, voué dans un milieu concurrentiel à l’autopromotion de ses projets intellectuels et réalisations matérielles. Pour cela, un échantillon représentatif de six ingénieurs à été retenu que, par leurs carrières et leurs inventions, l’on ne peut qualifier de marginaux dans leur milieu. L’examen de leurs œuvres aux statuts divers (livres, brochures à compte d’auteur, prospectus, etc.) révèle leur penchant, au nom de la « loi de l’irrépressible progrès » et en vertu de leur fécond inventivité – moteur gratuit, énergie ou matériau nouveau, etc. –, à défaire tout ce qui a été fait avant eux et à rebâtir une meilleure cité pour tous : du mieux au meilleur des mondes, le pas est vite franchi vers la nouvelle cité idéale promise. Si la construction utopique n’est pas toujours explicitement reconnue ou achevée, du moins constitue-t-elle en filigrane le penchant naturel, l’horizon asymptotique des spéculations de nos ingénieurs.
. Tellier : pour une civilisation du « tout à l’ammoniaque »
. Borie : une machine modeste pour ériger la ville moderne
. Oppermann : des équipements urbains originaux pour faciliter la vie quotidienne
. Le grand bazar « tout électrique » de Trouvé
. Girard ou l’hydraulique acharnée en faveur d’un mode de locomotion révolutionnaire
. De Mouchot à Pifre : de l’art d’accommoder le soleil en source d’énergie généreuse, gratuite et sans danger
. La quête impérative du mieux
. Des morphologies variées : du mieux au meilleur des mondes
. Résistances sociales et dépassement par l’utopie

- Ricœur Paul. L’idéologie et l’utopie : deux expressions de l’imaginaire social. In : Autres Temps. Les cahiers du christianisme social. N°2, 1984. pp. 53-64. doi : 10.3406/chris.1984.940
Pdf

- Zhang Yinde, Utopie et anti-utopie : le cas de Ge Fei , Rue Descartes 2/ 2011 (n° 72), p. 69-80

- Aubert Didier, Photographie et utopie industrielle : Pittsburgh au début du xxe siècle , Revue française d’études américaines 3/ 2001 (no89), p. 33-42

- Payot Daniel, Messianisme et utopie : la philosophie et le « possible » selon T. W. Adorno , Tumultes 2/ 2001 (n° 17-18), p. 179-205
URL :.
DOI : 10.3917/tumu.017.0179

- Approches de l’ Utopie Revue Diogène, n° 209, 2005/1 Éditeur : P.U.F. ISBN : 9782130550488, ISSN : 0419-1633

- Michon Pascal, Rythme et utopie chez Marcel Mauss , Revue du MAUSS 2/ 2006 (no 28), p. 449-463
DOI : 10.3917/rdm.028.0449

Charbit Yves, La Cité platonicienne : histoire et utopie , Population 2/ 2002 (Vol. 57), p. 231-260
DOI : 10.3917/popu.202.0231
Depuis Malthus, plusieurs commentateurs ont relevé, dans l’œuvre de Platon, des indications quantitatives qui les ont conduits à le considérer comme un précurseur de la pensée démographique. Cet article montre que cette interprétation se heurte à plusieurs contradictions entre le texte des Lois et celui de la République et que la cohérence profonde de la pensée de Platon ne peut être mise en évidence au niveau démographique. La fascination pour les mathématiques et l’influence pythagoricienne doivent d’abord être prises en compte.
Mais surtout c’est la Cité, à la fois modèle utopique idéal et construction sociale concrète, qui fournit la clé de la pensée « démographique » de Platon. Confronté au problème fondamental du pouvoir et de la justice, la solution qu’il propose est de rétablir l’harmonie entre la Cité, en tant qu’entité politique, et les citoyens qui la composent. Mais cette démarche philosophique est complétée par une polémique hostile à la démocratie, responsable selon lui de la décadence d’Athènes. La philosophie et l’histoire politique de la Grèce des IVe et Ve siècles av. J.-C. sont donc essentielles pour comprendre le sens de ces mesures, qualifiées à tort de démographiques et d’eugéniques, suspectées de relever d’une pensée totalitaire, alors qu’elles renvoient à une conception de l’homme bien différente de la nôtre.

- Morel Anne-Rozenn, Le principe de fraternité dans les fictions utopiques de la Révolution française , Dix-huitième siècle 1/ 2009 (n° 41), p. 120-136
DOI : 10.3917/dhs.041.0120

- Remy, Jean. Chapitre 1 – Visée utopique et contraintes pratiques In : Louvain-la-Neuve, une manière de concevoir la ville : Genèse et évolution . Louvain-la-Neuve : Presses universitaires de Louvain, 2007 ISBN : 9782875581808.

- Tournier, Maurice. Utopie, ce lieu de tous et de personne In : Propos d’étymologie sociale. Tome 2 : Des mots en politique. Lyon : ENS Éditions, 2002. ISBN : 9782847884296.

- Tournier, Maurice. Du grand jour au grand soir In : Propos d’étymologie sociale. Tome 1 : Des mots sur la grève. Lyon : ENS Éditions, 2002. ISBN : 9782847884289.

- Georges Labica, Le marxisme entre socialisme et utopie
Il s’agit de revenir sur la complexité des rapports entre le marxisme (tout d’abord chez Marx et Engels) et la pensée utopique, dans l’enjeu même d’une définition critique du socialisme.

LAZZERI, Christian (dir.) ; NOUR, Soraya (dir.). Reconnaissance, identité et intégration sociale. Nouvelle édition [en ligne]. Nanterre : Presses universitaires de Paris Ouest, 2009 (généré le 03 mars 2016). Disponible sur Internet. ISBN : 9782821826908.

- L’utopie ou l’attention au détail. Entretien avec Pierre Macherey
Entretien avec Pierre Macherey, philosophe, par Pascal Sévérac (La Vie des Idées, www.laviedesidees.fr)
réalisation : David Bornstein. Montage : Thomas Grillot

 Autres ressources

 

 

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BACON Oeuvres

Œuvres en anglais consultables, mais non téléchargeables sur le site http://fly.hiwaay.net, notamment :

- quelques extraits du Valerius Terminus of the Interpretation of Nature (1603)
- Of the Interpretation of Nature(1603) : Proem
- Novum Organum(1620) : PrefaceBook I (Aphorisms 1-68)

The Essays (1601) Texte anglais consultable sur le site de l’Université de l’Oregon.

Nova Atlantis (Fragment, 1624) Texte latin consultable sur le site de la “bibliotheca augustana” d’Augsburg.

New Atlantis (Fragment, 1626) Texte anglais consultable sur le site de l’Université de l’Oregon.

Sermones Fideles sive Interiora Rerum (1638). Version latine des Essays de 1601. Édition en hypertexte de Dana F. Sutton (Université de Californie, Irvine).

Oeuvres en français

Novum organum ; nouv. trad. en français avec une introd. et des notes par Lorquet, Alfred, Hachette (Paris) 1857

Oeuvres philosophiques, morales et politiques de François Bacon,… avec une notice biographique par J.-A.-C. Buchon, C. Delagrave (Paris), Date d’édition : 1880

Etudes sur Bacon

La philosophie moderne depuis Bacon jusqu’à Leibniz : études historiques. Francis Bacon / par Gaston Sortais, Éditeur : P. Lethielleux (Paris) Date d’édition : 1920-1922

Vie et intentionnalité de Renaud Barbaras extraits

Religion et philosophie Mélanges offerts à André Motte

http://books.openedition.org/pulg/1076

Ce volume de mélanges sur le thème des Jardins reflète les préoccupations scientifiques d’André Motte à qui il fut offert : le vocabulaire grec du sacré, les jardins, les prairies et tous les lieux poétiques et religieux de la métaphore végétale, quelques dieux grecs liés à ces manifestations, quelques-unes des étapes essentielles de la philosophie antique, Platon, Aristote, Lucrèce, avec leurs éventuels prolongements contemporains, mais aussi les penseurs du christianisme naissant et l’histo…

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  • Éditeur : Presses universitaires de Liège
  • Collection : Kernos suppléments
  • Année d’édition : 2001
  • Publication sur OpenEdition Books : 18 juin 2013
  • ISBN électronique : 9782821828995
  • Nombre de pages : XVII + 350 p.
Édouard Delruelle et Vinciane Pirenne-Delforge

Esquisser un parcours…

Jean-Pierre Massaut

Les mots de l’ami…

Daniel Giovannangeli

Platon et le miroir de l’âme

Gaëlle Jeanmart

Un songe de Platon ?

Corinne Bonnet

Franz Cumont recenseur

Marie-Claude Lange-Detrez

Bibliographie d’André Motte

© Presses universitaires de Liège, 2001

Conditions d’utilisation : http://www.openedition.org/6540

Le sacrifice humain en Grèce antique

Le sacrifice humain en Grèce ancienne

Si la Grèce ancienne semble ne jamais s’être adonnée à la pratique d’immolations humaines, elle nous a légué une quantité paradoxalement élevée de mythes de sacrifice humain, rattachés à un nombre d’institutions socio-religieuses, qui vont des boucs émissaires aux usages de la guerre et aux cultes de presque toutes les divinités, locaux ou panhelléniques.
Ce paradoxe peut être résolu en dépassant l’idée d’un progrès moral conduisant à l’abolition progressive de la barbarie des temps prem…
Lire la suite

  • Éditeur : Presses universitaires de Liège
  • Collection : Kernos suppléments
  • Année d’édition : 1994
  • Publication sur OpenEdition Books : 17 juin 2013
  • ISBN électronique : 9782821828933
  • Nombre de pages : 423 p.

Musique et philosophie dossier

Philosophie et musique

Banques de musique

- Portail de la musique contemporaine
- Gallica partitions
- Signets Bibliothèques Universitaires
- Médiathèque Cité de la musique
- Signets de la BNF
- International Music Store Project 
Ce site open source alimenté par ses utilisateurs rassemble plus de 100.000 partitions de 6000 compositeurs de musique classique au format PDF. Des interprètes de musique classique proposent leurs enregistrement sous licence « Creative Commons ». Le portail de l’IMSLP regroupe :
La Petrucci Music Library, banque de données qui propose la recherche par compositeur, genre musical, époque, type d’instrument ou par clavier musical (permet d’identifier une partition en jouant quelques notes de sa mélodie).
Le blog musical IMSLP Journal
- National Jukebox Plateforme musicale en ligne de la Bibliothèque du Congrès qui permet d’écouter gratuitement en streaming des titres enregistrés par plusieurs labels américains entre 1901 et 1925 (Victor Talking Machine Company, Colombia…).
Les enregistrements acoustiques en 78 tours couvrent tous les genres : jazz, blues, folk, gospel, pop, sketches du début du 20ème siècle. La numérisation des titres a été effectuée courant 2010 au sein du Packard Campus, le département de la conservation audiovisuelle de la Bibliothèque du Congrès.
- Kunstfinder
Portail unique pour le théâtre, le cinéma, la musique, les arts, les événements culturels et la littérature, permettant d’accéder, grâce à une arborescence fine, à des listes exhaustives de liens relevant de l’aire germanophone.
- Société française de musicologie
Ce site propose la liste des adhérents et des publications de la société, des informations sur la Revue de musicologie et l’accès, par de nombreux liens, à de multiples ressources en musique : annuaires, bases de données, sites de revues, de compositeurs…
Intérêt particulier : Informations et sommaires des principales revues musicologiques francophones publiées de 1911 à maintenant.
- Marc-Antoine Charpentier, musicien du Baroque
La vie et l’oeuvre de Marc-Antoine Charpentier, musicien baroque, avec documents et reproductions à l’appui
Intérêt particulier : La liste des oeuvres, la discographie, une bibliographie de M.A Charpentier,et le catalogue des éditions modernes des oeuvres du musicien sont téléchargeables en format PDF ou RTF

Quelques compositions musicales à écouter (source Gallica-BNF)

- Georg Friedrich Haendel
Alcina, extrait / Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire sous la direction de Félix Weingartner 1930
Alcina, extrait 1929 New York Philarmonic orchestra

- Mozart
Concerto en la majeur K.V. 622 pour clarinette et orchestre / Wolfgang-Amadeus Mozart, comp. ; Aloïs Heine, clarinette ; orchestre de la Camerata academica du Mozarteum de Salzbourg ; Bernhard Paumgartner, dir.. Concerto en ut majeur K.V. 314 pour hautbois et orchestre / Wolfgang-Amadeus Mozart, comp. ; Marius Briançon, hautbois ; orchestre de la Camerata academica du Mozarteum de Salzbourg ; Bernhard Paumgartner, dir.. Musique funèbre maçonnique K.V. 477 / Wolfgang-Amadeus Mozart, comp. ; Orchestre de la Camerata academica du Mozarteum de Salzbourg ; Bernhard Paumgartner, dir. —1956 
Dalla sua pace : extrait de”Don Giovanni” : acte 1 ; Il mio tesoro intanto : extrait de “Don Giovanni” : acte 2
/ Mozart, comp. ; Aksel Schiötz, T ; The Royal orchestra ; Egisto Tango, dir. —1942

- Giovanni Battista Pergolèse
STABAT MATER pour voix de femmes, orgue et orch. à cordes / Giovanni Battista Pergolese ; Thérésa Stich-Randall (soprano) ; Elisabeth Hoengen (alto) ; Anton Heiller (orgue) ; le Akademiekammerchor de Vienne, Orchestre de l’Opéra de Vienne, dir. Mario Rossi —1960

- Henry Purcell
Didon et Enée, extrait Philarmonia harmonic Orchestra , Eugène Ormandy, 1930

Textes de réflexion philosophique sur la musique

- Deux livres d’Hugues Dufourt parus aux éditions Delatour :
La musique spectrale, une révolution épistémologique
Musique, pouvoir, écriture
Hugues Dufourt est l’un des compositeurs français les plus joués dans le monde, et un excellent philosophe (il a notammé participé au jury de l’Agrégation, enseigné à l’université de Lyon et fut chercheur au CNRS), auteur de plusieurs ouvrages de références sur la pensée de la musique.

- Fétis François Joseph (1784-1871) Philosophie de la musique
Dans « Revue musicale » (52, VIIIe année), dimanche 28 décembre 1834, p.409-411

- Platon : philosophie et musique par J. Darriulat

- Un article en ligne sur une dimension plus contemporaine : Philosophie de la musique contemporaine. Dialectique du son. Contribution à la recherche
Voya TONCITCH, Essai publié dans Revue de l’Université d’Ottawa, vol. 45,n ° 2, avril-juin 1975.
“La dialectique du son” est incorporée dans l’essai intitulé “Impressions sur impressionnisme”, publié dans Anuario musical, vol. XXXVI, 1981, Instituto español de musicología / Consejo superior de investigaciones científicas, Barcelona, 1982)

- Plutarque De la musique source Gallica BNF
édition critique et explicative, par Henri Weil,… et Th. Reinach,…
Plutarque (0046 ?-0120 ?)
Weil, Henri (1818-1909)
Éditeur : E. Leroux (Paris)
Date d’édition : 1900
Contributeur : Reinach, Théodore (1860-1928). Éditeur scientifique

-  Rousseau Jean Jacques Dissertation sur la Musique Moderne 1743
- Alain Lambert, Musique, philosophie et littérature chez Rousseau
(suivi d’un entretien sur la musique avec le musicien)

- Tragique, Baroque, Kitsch : trois figures esthétiques de la crise Michel Magnant, Lucien Guirlinger, Jean-Claude Pinson
Ac-Nantes
-  La musique metal : des « éclats de religion » et une liturgie par Mombelet Alexis, Sociétés 2/ 2005 (no 88), p. 25-51
DOI : 10.3917/soc.088.0025
- Paul Hindemith : Comprendre la musique selon la Nature Étude de l’ouvrage Unterweisung im Tonsatz : Theoretischer Teil (The Craft Of Musical Composition, Book One : Theory) Anne-Lise Assada 
Licence 3 de Philosophie, Université de Nantes, 2012-2013 sous la direction de Patrick Lang.
“L’ouvrage est divisé en six sections, qui mettent en place un système d’analyse musicale neuf, redéfinissant le matériau musical autant que les règles d’un tel système, afin donc de pouvoir analyser tout type de musique (et en particulier les nouvelles formes musicales de son époque). Il faut garder à l’esprit que HINDEMITH n’est pas philosophe, que lorsqu’il parle théoriquement de la musique, il en parle souvent en tant qu’enseignant-compositeur. Ainsi, nous nous intéresserons plus précisément aux aspects théoriques de l’œuvre, à la méthode qu’emploie l’auteur, à son approche de la musique qui est une sorte de sœur jumelle plus pratique de la phénoménologie de la musique, bien que ce livre soit aussi extrêmement riche sur un autre plan, celui qui intéresse l’apprenti compositeur ou le musicien, qui n’ont parfois que faire de l’approfondissement des considérations théoriques.” (extrait)

Université de Nantes Licence 3 de philosophie Année universitaire : 2012‐2013
- Etude des articles de Hans MERSMANN, Helmuth PLESSNER et Gustav BECKING
Travail présenté par Charline LOIRAT dans le cadre d’un séminaire de phénoménologie de la musique sous la direction de Patrick LANG.
“Lors d’un colloque en 1925 à Berlin, il y eut des conférences « sur la phénoménologie de la musique » (Zur Phänomenologie der Musik) et celles-ci ont été retranscrites dans une revue qui se nommait Revue d’esthétique et de science générale des arts (Zeitschrift für Ästhetik und allgemeine Kunstwissenschaft). Nous allons étudier trois articles issus de trois conférences qui ont eu lieu lors de ce colloque. Le premier sera celui de MERSMANN, le deuxième celui de PLESSNER et le dernier celui de BECKING
Matthieu Choquet Durée interne et problème du toi : une phénoménologie de l’art lyrique ” (extrait)

- Alfred SCHÜTZ, Écrits sur la musique 1924-1956, « Le sens d’une forme d’art (la musique) »
Séminaire de Phénoménologie de la musique, dirigé par Patrick Lang 
Licence 3 semestre 2 2013 Département de Philosophie UFR Lettres et langages de l’Université de Nantes.
“La lecture, entre autres, des Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps de Husserl a laissé germer dans de nombreux esprits l’idée d’une possible phénoménologie de la musique. Schütz fait partie de ces philosophes et 
musiciens qui ont vu dans la phénoménologie husserlienne l’opportunité de saisir la musique d’un point de vue nouveau, l’occasion d’en établir une nouvelle compréhension, de décider de nouveaux critères, de nouvelles exigences, de mieux satisfaire la demande d’explication du phénomène musical qui se heurte sans cesse aux obstacles de sa complexité artistique : la musique est un art qu’on écoute, qui nous évoque des choses, des émotions, sans jamais véritablement dépeindre quoi que ce soit d’objectivement identifiable ; elle n’est ni tout à fait représentation, ni tout à fait créée ex nihilo. La musique relève d’une rigueur et d’une technicité poussées mais pour autant ne se laisse pas réduire à ses principes techniques” ’extrait

- Alfred Schütz entre Weber et Husserl par François-André Isambert 
Revue française de de sociologie Année 1989 Volume 30 Numéro 30-2 pp. 299-319

Université de Nantes Licence 3 de Philosophie 2012 – 2013
- PEYRARD Vincent Étude des Fragments pour une phénoménologie de la musique Dans le recueil Écrits sur la musique d’Alfred Schütz 
“Dans un premier temps, Schütz va mettre en rapport la musique avec différentes techniques et arts. Le but de cette démarche est de montrer que la musique est un contexte de sens qui possède un statut particulier puisqu’il ne se réfère pas à un schème conceptuel. En procédant à une analyse rapide de ce qu’est le langage, on établit qu’un univers de discours s’organise et que « chaque unité de cet univers se réfère, si elle a du sens, au schème conceptuel de référence par lequel nous interprétons le monde2 ». Comprendre cela permet de comprendre que la musique est un contexte de sens qui ne se réfère pas à un schème conceptuel, « pas plus, à strictement parler, qu’aux objets du monde dans lequel nous vivons, à leurs propriétés et à leurs fonctions3 ». Contrairement au langage, la musique n’a donc pas de fonction représentative” (extrait)

Université de Nantes Année universitaire 2012-2013
- Sergiu Celibidache : La musique n’est rien par Samy Rupin.
Licence de philosophie Philosophie de la musique Sous la direction de Patrick Lang
La pensée de Celibidache se fonde sur la phénoménologie de Husserl mais prend aussi quelques distances vis-à-vis de celle-ci comme nous le verrons, et cela sous l’influence notamment de sa pratique du zen et du yoga. Celibidache cherchait (que ce soit en tant qu’enseignant ou chef d’orchestre) à travers son travail à dépasser la crise (toujours actuelle) que rencontre la musique depuis plus d’un siècle ; crise qui, comme nous le verrons, résidait avant tout dans la pratique de ce que nous appelons généralement « musique » et donc dans l’état d’esprit même des compositeurs et musiciens contemporains. Il dénonçait entre autres la notion d’interprétation, l’amplification, l’enregistrement, la technique pour la technique et la beauté, comme étant impropres à la musique. L’erreur selon lui, comme pour tous les phénoménologues de la musique, est l’absence totale de considération des effets du son sur la conscience.” (extrait)

- Musique et philosophie, introduction par André Charrak , Archives de Philosophie 2/ 2001 (Tome 64), p. 323-324

- Égalité et amour à la fin des Noces de Figaro : constituer les émotions démocratiques par Martha Nussbaum (Chicago) 6 juin 2009
(Conférence organisée en collaboration avec l’université d’Amiens.)
À partir d’analyses textuelles et musicales de plusieurs airs de l’opéra de Mozart (l’air du Comte, le premier air de Figaro, le duo de Suzanne et de la Comtesse), Martha Nussbaum en propose une lecture basée sur l’approche des genres et souligne le changement de régime des émotions entre les couples masculins (Figaro, le Comte) et féminins (Suzanne, la Comtesse) : aux mots d’ordre d’honneur, de possession et de hiérarchie des premiers répondent les mélodies légères, fraternelles et égalitaires des secondes. Par la victoire des femmes, qui est aussi une victoire de l’amour, cet opéra de 1786 annonce le changement de régime prochain. Le personnage de Chérubin, homme élevé parmi les femmes et chantre de l’amour, serait l’incarnation d’une nouvelle masculinité, propre à un régime réciproque et égalitaire.
Répondantes par ordre de prise de parole :
- Monique Canto-Sperber, directrice de l’ENS, spécialiste de philosophie morale et de philosophie grecque, qui a dirigé le Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale (PUF, 1996–2004) et est notamment l’auteur de L’inquiétude morale et la Vie humaine (PUF, 2001), Le Bien, la Guerre et la Terreur (Plon, 2005) et Que peut l’éthique face à l’homme qui vient ? (Textuel, 2008).
- Sandra Laugier, professeur à l’université d’Amiens, spécialiste de philosophie américaine et de philosophie morale, qui a notamment co-dirigé un ouvrage collectif sur l’autonomie en philosophie contemporaine (Penser l’autonomie, PUF, 2008) et Éthique, littérature, vie humaine (PUF, 2006). Elle a également contribué à introduire les problématiques du care en France.
- Catherine Larrère, professeur à l’université Paris I, spécialiste de philosophie morale et politique, de Montesquieu et des éthiques et politiques de l’environnement, qui a notamment publié une édition des Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence de Montesquieu (Gallimard, 2008), Trois essais sur l’éthique économique et sociale (Quae, 2001) et Du bon usage de la nature : Pour une philosophie de l’environnement (Aubier, 1998).
- Frith SimonRetour sur l’esthétique de la musique pop, Rue Descartes 2/ 2008 (n° 60)
DOI : 10.3917/rdes.060.0063

- Sur Wittgenstein et la musique

- Les comptes-rendus (une partie est accessible en ligne) de livres proposés par les « samedis d’entretemps

- Une page de Philippe Nemo

- Méthodos 2011 L’instrument de musique
Approches esthétiques et ontologiques Sous la direction de Bernard Sève

Le présent numéro est issu d’un séminaire intitulé « L’instrument de musique. Approches ontologiques et esthétiques », tenu durant les années 2008-2009 et 2009-2010 dans le cadre de l’UMR 8163, « Savoirs, Textes, Langage », et animé par Bernard Sève. Étudié par les physiciens, les musicologues, les historiens des arts et des techniques, l’instrument de musique est largement négligé par les philosophes de l’art. Les dix études ici réunies sont dues à des chercheurs dont les travaux s’inscrivent dans des champs disciplinaires assez différents, mais elles sont toutes marquées par le souci de penser philosophiquement l’instrument de musique. Dans leurs convergences comme dans leurs désaccords, ces études témoignent de la pertinence et de la fécondité d’une recherche interdisciplinaire consacrée à l’instrument de musique.

- Bernard Sève L’instrument de musique
Bernard Sève L’instrument de musique : présentation du numéro
Anne Boissière : André Schaeffner et les origines corporelles de l’instrument de musique [Texte intégral]
Romain Bricou : Les interfaces musicales : la question des « instruments aphones » [Texte intégral]
Alain Desjacque : La matière et le son : considérations ethnomusicologiques sur les classifications instrumentales[Texte intégral]
Jacques Dewitte : L’invention instrumentale [Texte intégral] Hommage à Igor Stravinsky
Johan Girard :Les répétitifs, la machine et l’instrument[Texte intégral]
Catherine Kintzler :L’oreille, premier instrument de musique ? [Texte intégral]
Hervé Lacombe : L’instrument de musique : identité et potentiel [Texte intégral]
Jerrold Levinson : L’instrument de musique : réflexions sur le geste, l’écoute et la création [Texte intégral]
Marianne Massin :Christian Marclay : « iconoclasme » musical et interrogation sur l’instrument[Texte intégral]
Bernard Sève :Utilisation et « présentation esthétique » des instruments de musique[Texte intégral]
Analyses et interprétations
Fériel Kaddour : Jouer du piano [Texte intégral]
Philippe Sabot : Attachement et relationnalité : Butler face à Hegel[Texte intégral]
Compte rendu
Bernard Joly : Compte rendu de : Charles T. Wolfe and Ofer Gal (eds.), The body as object and instrument of knowledge. Embodied empiricism in early modern science [Texte intégral]

Francis Wolff Pourquoi la musique 88 morceaux de musique analysés

L’hétérophonie comme formalisation musicale d’un peuple ? par François Nicolas
(Journée Musique et Politique – Ircam, 21 octobre 2017)

Réflexions philosophiques en vidéo

- Plusieurs extraits de Jankélévitch

- Problèmes de sémantique musicale parFrancis Wolff (ENS) 11 février 2011. Audio ENS

- Un cours d’Eric Dufour sur Nietzsche et la musique

Les séminaires ” Mathématiques, musique et philosophie ” Journée Wittgenstein et la musique 2013 :

- François Nicolas : Théoriser (musicalement) la musique à l’ombre (antiphilosophique) de Wittgenstein ? – Vidéo sur le site Innovaxiom
- Moreno Andreatta : Sur l’influence de Wittgenstein au sein de la Music Theory américaine Vidéo sur le site Innovaxiom
- Horacio Vaggione : L’opératoire : dualité et contenu formel en composition musicale – Vidéo sur le site Innovaxiom
- Antonia Soulez : De la fonction anti-analytique de la musique chez Wittgenstein à l’objectivation des qualia : quelle philosophie devant les recherches sur la structure interne du son ? – Vidéo sur le site Innovaxiom
- Hourya Sinaceur : Philosophie sans système – Vidéo sur le site Innovaxiom
- Vidéo/audio : Écoutez Parsifal ! — François Nicolas (IRCAM)
2006

Revues


C’est pour enrichir le paysage intellectuel européen d’une nouvelle revue musicale que Filigrane est née. Filigrane se consacre à la musique considérée comme un champ de forces où s’élabore le sens, une activité métaphorique où l’homme emploie ses facultés à construire tant le monde que lui-même. Les sciences humaines y croisent donc naturellement la singularité de l’art : une pensée en acte, non discursive, une pensée de l’expérience humaine, médiatisée par l’invention et la disposition d’un matériau dans le temps et dans l’espace. Filigrane souhaite aborder sans esquive les thèmes difficiles et épineux (politiques, sociaux, spirituels et intellectuels…) que rencontre la musique et, de ce fait, associe à ses réflexions des chercheurs de toutes disciplines (philosophes, psychologues, anthropologues, sociologues, historiens…) aussi bien que des artistes qui témoigneront de leur expérience. Penser le sens, l’inscription et la diversité des formes musicales au sein de sociétés confrontées, à l’aube du XXIème siècle, à une métamorphose sans précédent, telle est la responsabilité qu’intellectuels et artistes, ensemble, doivent assumer pleinement. Et il importe que cette réflexion soit critique. Filigrane souhaite accueillir et favoriser les débats au sein de la communauté universitaire et artistique, renforcer les échanges entre les diverses approches de la musique et élargir la notion même de musicologie.

Dossier sur le mythe

Textes

- Dante La Divine Comédie Cerf

- La bible de Jérusalem

- Hésiode Les travaux et les jours Traduction Leconte de Lisle

- La Théogonie d’Hésiode traduction nouvelle par M. Patin,…,Éditeur : impr. de G. Chamerot (Paris)
Date d’édition : 1872

- Euripide

Hécube
Traduit par M.Artaud 1842
Médée
traduction Henri Berguin. Français/grec
Les Suppliantes
Traduit par M.Artaud 1842
Les Troyennes
traduction M.Artaud.1842

- Sophocle

ŒDIPE – ROI
traduction de Leconte de Lisle
ANTIGONE
traduction de Leconte de Lisle
ŒDIPE À COLONE
traduction de Leconte de Lisle

Articles sur les mythes grecs

- Zafiropoulos Markos, « Lacan l’Helléniste », Recherches en psychanalyse 1/ 2010 (n° 9), p. 46-54. 
DOI : 10.3917/rep.009.0046

- Hestia-Hermès. Sur l’expression religieuse de l’espace et du mouvement chez les Grecs par Jean-Pierre Vernant L’Homme Année 1963 Volume 3 Numéro 3 pp. 12-50

- Le mythe hésiodique des races. Essai d’analyse structurale par J.-P. Vernant Revue de l’histoire des religions Année 1960 Volume 157 Numéro 157-1 pp. 21-54

- Le Dionysos masqué des Bacchantes d’Euripide Jean-Pierre Vernant L’Homme Année 1985 Volume 25 Numéro 93 pp. 31-58

- Espace et organisation politique en Grèce ancienne (Pierre Lévêque et Pierre Vidal-Naquet, Clisthène l’Athénien) par Jean-Pierre Vernant Annales. Économies, Sociétés, Civilisations Année 1965 Volume 20 Numéro 3 pp. 576-595

- Vernant Jean-Pierre. Remarques sur les formes et les limites de la pensée technique chez les Grecs. In : Revue d’histoire des sciences et de leurs applications. 1957, Tome 10 n°3. pp. 205-225.
doi : 10.3406/rhs.1957.3609

- Vernant Jean-Pierre. Du mythe à la raison. La formation de la pensée positive dans la Grèce archaïque. In : Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 12e année, N. 2, 1957. pp. 183-206.
doi : 10.3406/ahess.1957.2623

- Vernant Jean-Pierre. Entre la honte et la gloire . In : Mètis. Anthropologie des mondes grecs anciens. Volume 2, n°2, 1987. pp. 269-299.
doi : 10.3406/metis.1987.896

- Vernant Jean-Pierre. Artémis et le sacrifice préliminaire au combat. In : Revue des Études Grecques, tome 101, fascicule 482-484, Juillet-décembre 1988. pp. 221-239.
doi : 10.3406/reg.1988.1538

- Vernant Jean-Pierre. De la psychologie historique à une anthropologie de la Grèce ancienne In : Mètis. Anthropologie des mondes grecs anciens. Volume 4, n°2, 1989. pp. 305-314.
doi : 10.3406/metis.1989.941

Articles sur d’autres mythes

- Bernard Juillerat, « À l’origine des techniques, l’interdit ? Escales océaniennes », Techniques & Culture [En ligne], 43-44 | 2004, mis en ligne le 10 mai 2006.

- La préhistoire et ses mythes par Jean-Paul Demoule Annales. Économies, Sociétés, Civilisations Année 1982 Volume 37 Numéro 5-6 pp. 741-759 téléchargeable !

- Savoye Antoine, « Le mythe de l’éducation moderne au XXIe siècle : la part de Makarenko », Le Télémaque 2/ 2011 (n° 40), p. 63-74
DOI : 10.3917/tele.040.0063

- Maniglier Patrice, « De Mauss à Claude Lévi-Strauss : cinquante ans après », Archives de Philosophie 1/ 2006 (Tome 69), p. 37-56

- Keck Frédéric, « L’esprit humain, de la parenté aux mythes, de la théorie à la pratique », Archives de Philosophie 1/ 2003 (Tome 66), p. 9-32

- Figures mythiques médiévales aux XIXe et XXe sièclesPartie thématique sous la direction d’Alain Montandon CRMH, 11, 2004]

Articles sur la tragédie

- Roux Alexandra, « De la tragédie grecque à l’histoire du monde : variations schellingiennes sur le conflit », Les Études philosophiques 2/ 2006 (n° 77), p. 163-177
DOI : 10.3917/leph.062.016

- Ponchon Pierre, « D’un miracle à l’autre : la tragédie grecque et le tragique selon vernant », Cahiers philosophiques 4/ 2007 (N° 112), p. 26-41
DOI : 10.3917/caph.112.0026

Recensions de l’Oeil de Minerve

- René Girard, Sanglantes Origines, Paris, Flammarion, “Champs essais”, 2013, lu par Thibault Masset.

- Les Structures de l’esprit, Lévi-Strauss et les mythes Gildas Salmon, PUF, 2013, lu par Karine Peiffert

Figures mythiques du Moyen-Age

CRMH

Les Cahiers de recherches médiévales et humanistes publient des articles étudiant l’intégralité de la période médiévale, avec une ouverture sur la Renaissance et un regard transhistorique (XVIe-XXIe siècle) sur la réception du Moyen Âge. La revue a vocation interdisciplinaire et les études touchant tout domaine (histoire, littérature, histoire des sciences, du droit, des religions, etc.) sont recevables.

Les langues officielles des CRMH sont le français et l’anglais ; en fonction du sujet, des travaux en italien, espagnol, portugais et allemand peuvent être proposés. Les CRMH publient deux numéros par an, d’environ 300 pages chacun. Chaque numéro comporte un dossier principal, accompagné d’un ou deux dossiers courts (3/4 articles), ou bien de varia ; de leur côté, les comptes rendus d’ouvrages ne sont publiés qu’en ligne.

Chaque article proposé à la revue sera soumis, de façon anonyme, à une double relecture et ne pourra être publié qu’après approbation du Comité de lecture et du Comité de rédaction.

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11 | 2004 http://crm.revues.org/1653
Figures mythiques médiévales aux XIXe et XXe siècles

Partie thématique sous la direction d’Alain Montandon

IMAGE

Université de tous les savoirs : Image fixe et image mouvante

 source : http://www.canal-u.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/les_conferences_de_l_annee_2004/image_fixe_image_mouvante

La mort vue par Tolstoï dans La mort d’Ivan Illitch

Il avait appris dans le traité de Logique de Kizeveter cet exemple de syllogisme: «Caïus est un homme; tous les hommes sont mortels; donc Caïus est mortel.» Ce raisonnement lui paraissait tout à fait juste quand il s’agissait de Caïus mais non quand il s’agissait de lui-même. idem

Le discours semble incapable de ressaisir ce sentiment de mourir

Pire, la mort apparaît comme le scandale ultime, pour moi, qui croyais être unique

Caïus, ou de l’homme en général, et alors c’était naturel, mais lui, il n’était ni Caïus, ni l’homme en général, il était un être à part: il était Vania, avec maman et papa, avec Mitia et Volodia, avec ses jouets, le cocher, la bonne, puis avec Katenka, avec toutes les joies, tous les chagrins et tous les enthousiasmes de son enfance, de son adolescence et de sa jeunesse. Est-ce que Caïus avait jamais senti l’odeur de la balle en cuir que Vania aimait tant? Caïus avait-il jamais baisé la main de sa maman? Avait-il eu du plaisir à entendre le frou-frou de sa robe de soie? Était-ce lui qui avait fait du tapage pour des petits gâteaux, à l’école? Était-ce Caïus qui avait été amoureux? Était-ce lui qui dirigeait si magistralement les débats du tribunal? Caïus est mortel,c’est certain, et il est naturel qu’il meure; mais moi, Vania, Ivan Ilitch, avec tous mes sentiments, toute mon intelligence, moi, c’est autre chose. Il n’est pas du tout naturel que je doive mourir. Ce serait trop affreux. (idem)

Tolstoï montre ce moment du bilan..La mort est ici sentie comme un terme, une fin

une épreuve solitaire:

Il revenait dans son cabinet, se couchait et restait,seul avec elle,face à face avec elle. Mais il n’avait rien à faire avec elle, que de la regarder et frémir d’épouvante

Que penser de l’attitude de l’homme qui n’oublie pas la mort? Il ne peut plus vivre. Il faut savoir oublier, sans quoi, et ce récit le montre, la pensée de la mort envahit tout l’espace de la pensée. A la lumière de ce récit, on comprend que la mort est fin des “possibles”. Je me fige dans mon être, à travers les souvenirs que l’on gardera de moi.

L’homme est un être pour la mort. La phénoménologie parlera à ce sujet de finitude. Pascal de misère humaine (à ne pas confondre avec la bassesse):

En voyant l’aveuglement et la misère de l’homme, en regardant tout l’univers muet et l’homme sans lumière abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l’univers sans savoir qui l’y a mis, ce qu’il est venu faire, ce qu’il deviendra en mourant, incapable de toute connaissance, j’entre en effroi comme un homme qu’on aurait porté endormi dans une île déserte et effroyable, et qui s’éveillerait sans connaître et sans moyen d’en sortir. Et sur cela j’admire comment on n’entre point en désespoir d’un si misérable état. Je vois d’autres personnes auprès de moi d’une semblable nature. Je leur demande s’ils sont mieux instruits que moi. Ils me disent que non et sur cela ces misérables égarés, ayant regardé autour d’eux et ayant vu quelque objets plaisants s’y sont donnés et s’y sont attachés. Pour moi je n’ai pu prendre d’attache et considérant combien il y a plus d’apparence qu’il y a autre chose que ce que je vois j’ai recherché si Dieu n’aurait point laissé quelque marque de soi.

Pascal, Pensées

Cette conscience de la mort inéluctable conduit certains à s’attacher à n’importe quoi, écrit Pascal, mais tout cela est illusoire. L’homme doit mourir. C’est un roseau, rajoute-t-il, mais un “roseau pensant”. C’est parce qu’il réfléchit à la “misère humaine”, c’est à dire à sa destination mortelle, qu’il échappera à “la bassesse” et à la peur. Le désir de gloire, d’argent, ne permet pas d’éviter la peur de la mort (comme on le voit dans le récit de Tolstoï)

Au lieu de la mort il voyait la lumière.«Ah! voilà donc ce que c’est», prononça-t-il à haute voix.«Quelle joie!»Tout cela ne dura qu’un instant.